Beaucoup confondent les systèmes de redevances.
Pour rappel, les deux principaux sont : le partage des profits et la redevance PPD.
Confondre les deux emporte un problème majeur dans le pourcentage choisi.
De façon générale, la réalisatrice recevra une redevance variant entre 3 et 5 % du PRIX DE GROS.
Sauf que beaucoup se contentent de mentionner : je veux 4 %.
Ce à quoi un artiste autoproducteur — qui souhaite rémunérer tous ses collaborateurs selon un % de ses profits — répondra : d’accord, 4 % de mes profits.
Or, 4 % du prix de gros N’A RIEN À VOIR avec 4 % des profits.
–
Tel que rappelé ici, dans le système traditionnel (PPD), le réalisateur perçoit généralement entre 3 % et 5 %+ ; l’artiste perçoit entre 12 % et 20 %+.
Prenons l’exemple d’un réalisateur avec 4 points (4 %) ; et d’un artiste avec 16.
En divisant la redevance du réalisateur (4) par celle de l’artiste (16), on constate que le réalisateur a droit à 25 % de ce que l’artiste perçoit.
Dans d’autres scénarios, nous pourrions arriver à 18,75 % (3/16) ou d’autres pourcentages. Les chiffres varient selon les ententes.
Et dans l’exemple précédent, si la maison de disques partage les profits 50/50 avec l’artiste, la redevance du réalisateur sera de 12,5 % (25 % de 50 % de l’artiste).
–
Autrement dit, en confondant ces 2 mécaniques, la réalisatrice est prête à accepter 4 % des profits, alors qu’en réalité, elle devrait toucher 25 % !
Food for thought, qu’ils disent!
Bonne journée.
b.
–
Pour ceux qui ne l’ont pas vu : le 7 mai prochain, j’animerai un atelier sur la réalisation musicale, par l’entremise de l’ADISQ. Une formation magistrale et participative de 4 h, en personne, durant laquelle je partagerai tout ce qu’il y a à savoir (ou en grande partie!) sur les enjeux d’affaires et juridiques liés à la réalisation. Une occasion idéale de remettre les pendules à l’heure… et de venir me rencontrer !