16 février 2026

3 éléments à prévoir dans un contrat de réalisation

C’est un sujet que j’ai abordé à plusieurs reprises — mais un rappel ne fait jamais de tort !

Surtout considérant la complexité du sujet et la confusion qui semble persister au sein de l’industrie.

1. TARIFS/REDEVANCES

    Tout d’abord, la réalisatrice peut percevoir différentes rémunérations pour ses services : 

    • une rémunération forfaitaire 
    • une rémunération calculée sous forme de redevances (les points de réalisation)
    • une part des revenus éditoriaux
    • une part des redevances versées au titre des droits voisins
    • etc.

    2. PROPRIÉTÉ

    Ensuite, à qui appartiennent les droits…

    Sur l’enregistrement sonore ?

    Généralement, la réalisatrice transfert tous les droits qu’elle détient sur l’enregistrement sonore à celui qui le produit — en contrepartie d’une rémunération.

    Sur l’œuvre musicale ?

    Cela dépend de l’apport de la réalisatrice à la création musicale.

    A-t-elle participé à l’écriture des paroles ? À la composition musicale ?

    Ou lui a-t-on accordé certains droits en raison de son implication générale et/ou du manque de budget ?

    (La distinction entre l’œuvre et l’enregistrement n’est pas claire ? Revoici un texte qui l’explique.)

    3. PAIEMENT 

    Enfin, lorsque des redevances sont payables, trois questions doivent impérativement être posées : 

    • Qui est responsable du paiement des redevances ?
    • À quelle fréquence les états de compte et les paiements sont-ils faits ?
    • Est-ce possible de vérifier les livres ?

    Le 7 mai, j’animerai pour l’ADISQ un atelier sur la réalisation musicale : un atelier de 4 heures, où je partagerai tout ce qu’il y a à savoir (ou en grande partie !) sur les enjeux d’affaires et juridiques liés à la réalisation. Une formation hybride… magistrale et participative. 

    En prime ? Un modèle de contrat.

    Pour le prix (40 $), je peux difficilement suggérer un meilleur investissement ! 😉

    b.