20 août 2026

L’envers de la médaille – quand le producteur n’est pas le grand méchant loup

On l’entend à toutes les sauces : 

le producteur est le gros méchant loup.

Cela peut arriver.

Mais par expérience, c’est loin d’être la norme.

Si bien que j’ai envie de continuer à raconter certaines expériences…

toujours anonymisées bien sûr.

Il y a cette tournée de théâtre fort importante.

Il y a cette équipe de comédiens et de comédiennes qui ont complété plus de 100 heures de répétitions, prêts à débuter le spectacle.

Il y a cette comédienne étoile qui annonce une grossesse.

Potentiellement risquée.

Et la nécessité de se retirer de la production, pour une partie de la tournée.

Et donc un producteur qui doit assumer les conséquences de cette situation particulière : 

  • recommencer un processus d’audition;
  • recréer des visuels pour la production;
  • refaire une session photo;
  • informer les diffuseurs de l’absence de la comédienne étoile (et justifier le prix des représentations qui leur ont été vendues);
  • recommencer les répétitions;
  • entamer un processus de contractualisation (laborieux) avec le syndicat;
  • avec tous les frais que cela implique… 
  • et l’urgence que commande le contexte.

Bien évidemment, il n’est pas question ici de méchant/gentil.

La grossesse est une merveilleuse nouvelle.

Mais je trouve important de rappeler que la production implique aussi une dose – très souvent concrète – de risque.

Et qu’il est important de le reconnaître…

et de l’applaudir.

Pour continuer de donner envie aux gentils loups de poursuivre leurs activités!

b.