Donc, les réalisatrices exigent parfois une part des droits voisins.
Perçoivent-elles une redevance sur la part producteur ?
Certainement pas!*
Ce sont les interprètes qui partagent leurs redevances; les interprètes vedettes.
Généralement à un pourcentage équivalant à celui négocié sur les autres sources de revenus nets. Autrement dit, si la réalisatrice a droit à 15 % des profits perçus par l’artiste, elle a typiquement droit à 15 % de la part interprète vedette.
Qu’on se comprenne bien : si la réalisatrice a participé aux enregistrements à titre de musicienne, elle a toujours eu droit à sa dite d’accompagnatrice (non-featured) des droits voisins.
Mais considérant le ratio prévu par les sociétés de gestion pour la réparation entre les vedettes et les accompagnateurs**, les principales concernées ont vite compris que si elles souhaitaient une vraie part du gâteau, elles devraient collecter là où l’argent se trouvait.
* Autre surprise du jour : sur bien d’autres territoires que le Québec, les maisons de disques ne partagent pas la part producteur des droits voisins; pas même avec les artistes autoproducteurs dans un contexte de licence.
** SoundExchange verse 90 % des redevances dues aux interprètes vedettes, la balance due aux accompagnateurs étant gérée par une autre société, la SAG-AFTRA; Artisti répartit la part interprète sur une proportion 80/20 en faveur des vedettes, etc.
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En guise de dernier rappel : le 7 mai prochain, j’animerai un atelier sur la réalisation musicale : un atelier de 4 heures, présenté par l’ADISQ, durant lequel je partagerai tout ce qu’il y a à savoir (ou en grande partie!) sur les enjeux d’affaires et juridiques liés à la réalisation. Une formation hybride… magistrale et participative.
En prime ? Un modèle de contrat.
Je le répète : pour le prix (40 $), je peux difficilement suggérer un meilleur investissement !