11 mars 2026

D’où vient l’argent ? (Partie 1 : Œuvre musicale)

J’ai changé le titre d’hier, qui faisait référence à des sous.

Par optimisme et esprit de solidarité !

Mais aussi parce que, bien qu’elle puisse parfois générer seulement quelques sous, l’exploitation des œuvres musicales et des enregistrements sonores peut réellement constituer une source de revenus importante. 

Voyons donc quelles en sont les principales sources.

ŒUVRE MUSICALE

(1) EXÉCUTION PUBLIQUE 

Cela vise les cas où la musique est — entre autres — exécutée en public à la radio, dans un bar, un café ou une épicerie, lors d’un concert ou par l’entremise d’une plateforme de musique en ligne et de contenu audiovisuel. 

Une licence doit alors être obtenue et payée par l’utilisateur (la radio, le bar, le café, l’épicerie, la salle de concert ou la plateforme de musique en ligne) ; et les sommes payées sont généralement collectées par les sociétés de gestion collective (p. ex. la SOCAN) puis redistribuées aux ayants droit impliqués.

(2) REPRODUCTION 

Lorsque l’œuvre musicale est reproduite, une licence doit être obtenue et payée par l’utilisateur ; certaines* de ces licences émises sont administrées par les sociétés de gestion collective (p. ex. la CMRRA ou la SOCAN-DR) puis redistribuées aux ayants droit impliqués. Il peut aussi arriver que les ayants droit négocient eux-mêmes et directement les licences avec les utilisateurs potentiels (par exemple, lorsqu’ils n’ont pas accordé ce mandat à une société de gestion).

* Cela vaut entre autres pour une reproduction sur albums physiques, lors d’un téléchargement permanent/non permanent (ventes numériques et diffusion en continu) ou d’une reproduction incidente (p. ex., lorsqu’une station de radio reproduit l’œuvre sur son serveur en vue de la diffuser).

(3) SYNCHRONISATION

On vise ici la situation où l’œuvre musicale est synchronisée à une production audiovisuelle (télévision, publicité, film, etc.) ; une licence doit alors être obtenue et payée par le producteur de cette production audiovisuelle.

(4) GRANDS DROITS

Les grands droits font référence à l’exécution publique d’œuvres musicales dans un contexte scénique dramatico-musical. Cela inclut dans le cadre de comédies musicales, de productions théâtrales, d’opéras, de ballets, etc. Ce type d’utilisation nécessite une autorisation (qui n’est pas donnée par la SOCAN, mais bien par les ayants droit directement). Plus d’info sur ces grands droits, juste ici.

(5) AUTRES

Il existe d’autres sources de revenus liée à l’exploitation de l’œuvre musicale, incluant par exemple les revenus découlant de l’impression (partitions, livres de paroles, livres scolaires, etc.) et de l’échantillonnage (sampling).

Une partie de ces informations sont tirées de mon Guide sur l’autoproduction (qui verra le jour… d’une journée à l’autre ! Tenez-vous à l’affût !) — et je tiens à remercier mon bon ami Sébastien Charest pour ses lumières qui m’ont permis de nuancer certains éléments plus techniques abordés ci-dessus… et demain.

Puisque demain, nous parlerons des revenus découlant de l’enregistrement sonore — toujours dans un esprit d’infolettre courte et simple.

Bonne journée !

b.