On l’entend à toutes les sauces :
le producteur est le gros méchant loup.
Cela peut arriver.
Mais par expérience, c’est loin d’être la norme.
Si bien que j’ai envie de relater certaines expériences…
anonymisées, bien sûr.
Il y a cet artiste qui est sous contrat de disques.
Qui a livré un premier album.
Puis un deuxième.
Et qui en doit en troisième à la maison de disques.
Le premier album a été soutenu par des investissements massifs — très peu de retombées.
Le deuxième a aussi profité d’investissements importants — avec un rayonnement plus marqué.
Le troisième marquera — tous les souhaitent — l’apogée du projet… et idéalement, le réel retour sur investissement.
Mais après réflexion, l’artiste souhaite vivre ce moment… seul.
« Ce n’est pas toi, c’est moi. »
Le partenariat ne l’intéresse plus et il souhaite donc rompre ses liens…
malgré la validité du contrat.
Certes, la maison de disques pourrait — et serait justifiée de — imposer l’application de l’entente…
mais veut-elle forcer une relation non souhaitée à ce collaborateur de longue date ?
Veut-elle s’engager dans des procédures longues et coûteuses ?
Dans les circonstances, elle décide de laisser aller.
Et de perdre cette ultime opportunité de rentabiliser son temps,
son expertise,
et les sommes investies au cours des dix dernières années.
Tout simplement.
–
On oublie ces situations malheureuses.
Mais il importe de les reconnaître — ainsi que le risque inhérent au métier de producteur.
Pour continuer de donner envie aux gentils loups de continuer leurs activités!
b.