Mon client reçoit une mise en demeure, qui lui demande d’obtempérer d’ici 24 h.
En panique, il m’appelle.
« QU’EST-CE QUE JE DOIS FAIRE ?!
— Que dit la lettre ?
— Que je n’ai pas respecté mes obligations et que je dois lui verser une somme X d’ici 24 h ; sinon, elle me poursuivra.
— Es-tu en défaut ?
— Pas du tout! C’est même le contraire.
…
— Pour répondre à ta question : ne perds même pas ton temps à lui répondre.
— Mais il me donne 24 h pour répondre !
— Mon fils m’a dit qu’il ne m’aimerait plus hier, si je ne lui servais pas une autre portion de crème glacée. Il ne l’a pas eu… et ce matin, il m’aime toujours.
… »
–
** Bien sûr, ceci est un scénario X, dans un contexte Y.
Une mise en demeure pourrait tout autant nécessiter une attention particulière, selon le cas. **
L’idée ici est de rappeler qu’une mise en demeure reste…
une mise en demeure.
Qu’il ne s’agit pas d’un jugement ni d’une ordonnance d’un tribunal.
Et qu’un délai
arbitrairement imposé par l’autre partie
ne l’engage généralement qu’elle.
b.