7 juillet 2026

Force majeure : fait-il trop chaud ? 🥵

J’en ai déjà glissé un mot ici – pour qu’un événement soit reconnu comme un cas de force majeure, on doit généralement retrouver trois critères stricts :

  • l’imprĂ©vibilitĂ©.
  • l’irrĂ©sistibilitĂ©.
  • L’extĂ©rioritĂ© aux parties.

Personnellement, j’ai vu la force majeure prendre diffĂ©rents visages au fil des annĂ©es : 

  • Une pluie torrentielle;
  • Une guerre qui entraĂ®ne des reprĂ©sailles envers les artistes issus d’un pays… et qui oblige le producteur Ă  annuler toute une tournĂ©e;
  • Une pandĂ©mie;
  • Une extinction de voix;
  • Une panne d’électricitĂ© majeure.

Mais un autre phénomène frappe de plus en plus à la porte des événements extérieurs.

Un phénomène plus pernicieux.

Souvent invisible.

Moins spectaculaire qu’un ouragan.

Mais non moins réel :

 la chaleur extrĂŞme.

Imaginez un festival en plein mois de juillet.

Le thermomètre approche les 45 °C au soleil.

Le public est entassé devant la scène.

Les artistes performent sous les projecteurs.

Les équipes techniques travaillent depuis des heures.

Dans un tel contexte, le vĂ©ritable risque n’est pas simplement la tempĂ©rature affichĂ©e au mercure. 

C’est qu’elle puisse compromettre la sĂ©curitĂ© des personnes ou rendre la tenue de l’Ă©vĂ©nement dĂ©raisonnablement dangereuse. 

C’est prĂ©cisĂ©ment ce qui explique que certaines canicules puissent aujourd’hui mener au report ou Ă  l’annulation d’Ă©vĂ©nements, alors qu’on les aurait peut-ĂŞtre considĂ©rĂ©es, il y a quelques annĂ©es encore, comme un simple inconvĂ©nient mĂ©tĂ©orologique.

Attention toutefois : une canicule ne constitue pas automatiquement un cas de force majeure. Comme toujours, tout dĂ©pendra des circonstances, des obligations prĂ©vues au contrat, des mesures qui pouvaient raisonnablement ĂŞtre mises en place… et surtout de la question centrale (et toujours bien dĂ©licate) : 

Ă©tait-il vĂ©ritablement impossible de tenir l’Ă©vĂ©nement, ou simplement plus difficile?