La saison des festivals bat son plein.
Celle du bénévolat aussi.
Et pour ceux et celles qui auraient l’impression qu’engager des bénévoles simplifie l’organisation, parce que ces derniers ne sont pas rémunérés et ne sont pas des employés…
Détrompez-vous!
Un bénévole ne reçoit peut-être pas de salaire.
Mais il peut monter une scène.
Accueillir le public.
Servir des consommations.
Diriger la circulation.
Ou manipuler de l’équipement.
Autrement dit, il participe concrètement à l’événement.
Et si un incident survient, le fait qu’il soit bénévole ne fait pas disparaître les responsabilités de l’organisateur.
En pratique, il faut penser à …
- sa formation.
- son encadrement.
- aux mesures de santé et sécurité.
- aux assurances.
Contrairement à une croyance populaire, les bénévoles évoluent eux aussi dans un cadre juridique bien défini.
En matière de santé et de sécurité du travail, la CNESST est d’ailleurs très claire :
Les bénévoles donnent généreusement de leur temps.
En contrepartie, l’organisateur doit:
- leur offrir un environnement de travail sécuritaire;
- leur fournir les équipements de protection nécessaires;
- les informer des risques liés au travail à effectuer*;
- assumer leur formation, leur supervision et un entraînement approprié.
Bref, gratuit ≠ aucune responsabilité !
Bonne journée!
b.
* Les bénévoles ne sont généralement pas couverts par la protection obligatoire imposée par la CNESST aux employeurs. Il est toutefois possible de faire une demande particulière pour que les bénévoles reçoivent une indemnité dans le cas d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.