La saison des festivals est lancée.
Et avec elle revient une question que plusieurs organisateurs, diffuseurs et producteurs découvrent parfois un peu tard :
filmer un spectacle ne donne pas automatiquement le droit d’utiliser les œuvres musicales qui y sont interprétées.
Lorsqu’on capte un spectacle pour le diffuser plus tard à la télévision, sur le web, sur une plateforme de diffusion ou même simplement pour publier quelques extraits promotionnels sur les réseaux sociaux, une autorisation est nécessaire : la synchronisation.
Le droit de synchroniser les paroles et la musique (l’oeuvre musicale) à l’image (la captation).
Autrement dit, le producteur de la captation peut avoir un droit sur sa captation; mais pas sur ce qu’elle contient.
Pratique, n’est-ce pas ?
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Et le piège ultime : croire que l’accord de l’artiste interprète suffit.
Car, s’il faut le rappeler, l’interprète n’est pas nécessairement l’auteur, le compositeur ou le titulaire des droits sur les œuvres qu’il interprète sur scène.
Il peut s’agir de reprises.
D’oeuvres administrées par un éditeur.
Ou d’oeuvres co-écrites avec d’autres.
Autrement dit, l’artiste ou son gérant n’ont pas nécessairement le pouvoir d’accorder une licence de synchronisation pour l’utilisation des oeuvres incorporées à la captation.
Bref, il faut demander l’autorisation.
Et surtout la demander aux bonnes personnes.
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C’est un récent communiqué de l’APEM qui m’a donné envie de relayer cette information ici, en guise de rappel en ce début de saison des festivités!
L’association a par ailleurs invité ses lecteurs à consulter son guide d’utilisation pour approfondir la question; je me permets de faire de même !
Bonne journée!
b.