Avant-hier, Angine de Poitrine inscrivait un (autre) record à sa fiche en attirant une foule monstre au FIJM.
Dans quelques jours, j’aurai le grand plaisir de voir et d’entendre une foule d’artistes dans le cadre de mon festival coup de cœur, La Noce.
Malheureusement, je manquerai Gabriel Jacoby à Montréal.
Ces trois artistes ont un point commun : lorsqu’ils jouent dans un festival, leurs sources de revenus sont multiples!
En voici trois.
- Les cachets de spectacles : Le montant payé par le festival pour acheter le spectacle.
Dans les faits, le festival achète le spectacle au producteur, par l’entremise de l’agent de tournée (booker), qui négocie les conditions d’engagement.
Le cachet est ensuite versé au producteur du spectacle, déduction faite de la commission de booking.
Le producteur est alors responsable de rémunérer l’artiste conformément à leur entente et d’assumer les coûts de production (musiciens, technique, transport, hébergement, équipement, etc.)
Exemple : un festival verse un cachet de 15 000 $. Après une commission de booking de 15 %, le producteur reçoit 12 750 $. Il paie l’artiste 750 $ et assume les autres coûts de production. Si un bénéfice demeure, il est généralement partagé entre le producteur et l’artiste. - Les redevances d’exécution publique: Les sommes versées par la SOCAN pour les œuvres interprétées en concert.
Le festival verse également 3 % de ses recettes de billetterie (ou 3 % des cachets versés aux artistes, dans le cas d’un festival gratuit) à la SOCAN, pour toute la musique que le public pourra entendre lors des prestations sur scène.
Ces sommes sont ensuite redistribuées aux auteurs, compositeurs et éditeurs des œuvres interprétées, selon les listes de chansons (setlists) reçues après les spectacles. - Les revenus de produits dérivés : Les revenus provenant des ventes de t-shirts, vinyles, affiches, etc.
Le festival retient généralement une commission sur les ventes, puis remet le solde au responsable des produits dérivés (le producteur, l’artiste ou toute autre personne désignée), qui le partagera avec l’artiste selon leur entente.
En voilà un peu sur l’envers du décor!
Bonne journée!
b.