Hier, j’expliquais (en partie) comment décider qui détient les droits d’une chanson.
En réitérant un principe de base : la personne collaboratrice n’aura de droits que si elle y participe à titre d’auteure ou de compositrice.
Mais POURQUOI faut-il comprendre cela ?
Pourquoi faut-il comprendre l’importance de ne pas octroyer des droits à qui les veut?
Parce qu’au-delà de partager une source de revenus (p. ex. une portion des revenus versés par la SOCAN, une part des redevances versées par Panorama, etc.), partager des droits implique …
un partage de PROPRIÉTÉ.
Reprenons l’exemple du réalisateur avec qui l’artiste auteure-compositrice accepte de partager ses droits d’auteur.
Disons 75 % pour elle, 25 % pour lui.
Oui, il recevra 25 % des redevances versées par la SOCAN (entre autres).
Mais grâce à cette propriété de 25 %*, le réalisateur peut :
- empêcher la synchronisation de la chanson dans une télésérie;
- ou simplement ne pas être disponible pour donner son feu vert;
- refuser à l’auteure/compositrice la première publication de l’œuvre, même s’il s’agit du projet dont elle est l’artiste vedette;
- refuser le remix, la traduction, l’adaptation ou autre forme de modification de l’œuvre;
- etc.
(* ç’aurait été la même chose avec une propriété de 1 %, soit dit en passant.)
–
Oui, le réalisateur peut tout à fait être co-auteur/compositeur.
Et dans ce cas, il conserve bien sûr les droits décrits ci-dessus.
Mais toujours dans ce cas, c’est un mal nécessaire — ce sont ses droits dont il est question.
Le vrai problème réside dans la distribution aveugle de ces droits… sans aucune raison.
Lorsqu’il n’y a pas de justificatif… et qu’il est alors simplement question d’offrir à son ami un double de la clé de sa maison.
En se croisant les doigts que la chicane n’éclatera jamais entre les deux.
On en discute quand vous voulez !
Bonne journée,
b.