18 juin 2026

Ça s’applique-tu à moi ?!

Depuis mardi, je reçois plusieurs questions concernant mes derniers textes: les musiciens sur la route.

En voici 3… avec mes réponses : 

Je suis une artiste autoproductrice (non-membre de l’ADISQ) : dois-je respecter l’entente collective ? 

Il serait tout à votre honneur de respecter ces conditions minimales, mais en théorie, vous n’êtes pas liée par l’entente collective.

Mais vous n’êtes pas plus à l’abri de la GMMQ qui pourrait vous envoyer un avis de négociation pour convenir de conditions adéquates.

D’ici là, convenez de conditions qui font l’affaire de tous 😉

Faut-il être membre de la GMMQ pour avoir accès aux tarifs minimaux ?

L’entente collective négociée entre l’ADISQ et la GMMQ établit des conditions minimales — que les membres de l’ADISQ doivent respecter, lorsqu’ils engagent des artistes membres ou non de la GMMQ.

Autrement dit : 

Si le producteur membre ADISQ engage un musicien membre de la GMMQ, l’entente s’applique.

Si le producteur membre ADISQ engage un musicien non membre de la GMMQ, il doit respecter l’entente collective malgré tout ; le musicien devra payer des frais de service pour bénéficier de cette entente.

Si le producteur n’est pas membre ADISQ et engage un musicien qui n’est pas membre de la GMMQ… les parties pourront convenir des conditions qui leur conviennent.

Qu’arrive-t-il lorsque le producteur n’est pas en mesure de respecter ces tarifs ? (p. ex., manque de budget)

Si le producteur est membre ADISQ (ou signataire d’une entente avec la GMMQ), il doit trouver une façon de respecter les conditions minimales. Des procédures de grief sont en place pour ce type d’événement.

Pour le reste, il devrait s’agir d’une négociation/discussion de bonne foi entre les parties impliquées. 🙂 

… ou d’impliquer son syndicat lorsqu’on en est membre !

b.